25/09/2006

CAVALCADE DE HERVE

 

                        Herve              Un peu d'histoire...Autrefois, au lieu-                                                                 dit "So l'Hougne" (sur la colline qui domine Bolland), se tenait une  foire très pittoresque. Des marchandes y vendaient de la bière et des spécialités dites "miloutes" (couque brune friable). Des camelots et des commères, munis d'une bourse et d'une carte avec des numéros, hélaient les passants et les invitaient à jouer à une sorte de loto.
Un autre jeu très répandu lors de cette foire était celui des oeufs : chaque joueur avait un oeuf cuit dur et le cognait contre l'oeuf d'un autre joueur. Celui qui voyait casser la pointe ou le gros bout
de son oeuf, devait l'abandonner à son adversaire. Les joueurs malicieux se munissaient à cette occasion d'oeufs de pintades, lesquels étaient plus durs et résistaient mieux.
Cette foire se tenait aussi le lundi de Pâques. Par la suite, elle fut transférée rue des Ecoles et avenue Dewandre à Herve mais elle tomba en désuétude avant 1900 et fut remplacée par la cavalcade.

Le lundi de Pâques est donc fête à Herve. Tous ses habitants, mais aussi des milliers de personnes des régions proches et lointaines, se retrouvent, chaque année, comme acteurs ou comme spectateurs de la cavalcade dans la capitale du plateau de Herve.
Un cortège de près de 1.000 personnes (musiciens des nombreuses fanfares belges ou étrangères, groupes folkloriques accompagnant les nombreux chars fleuris et à thème humoristique, personnages costumés, grosses têtes, échassiers, etc.) déambule allègrement dans les rues de la ville, projetant sur un public amusé des tas de confettis colorés.
Ce joyeux défilé a lieu de 14h30 à 18h. Mais le week-end pascal tout entier est l’occasion de nombreuses réjouissances : bals, animations, feu d’artifice…

                

 

                                                                                     

15:19 Écrit par Le Ph | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/09/2006

DELICES D'AFRIQUE

J’adore cette anecdote savoureusement vraie. Nous sommes en Afrique, le tumulte de la seconde guerre mondiale s’est tu enfin.

C’est le temps de la paix revenue et de  l’aura étincelant des vainqueurs.

Un big général américain, héros parmi les braves, traverse la région.

Son intendance le devance au village : il convient d’organiser un accueil fastueux pour le grand homme !

D’amblée un problème saute aux yeux des organisateurs yankee.

On veut bien servir de chair à canon, mais de grâce, restons pudiques !

Or, dans le coin, les femmes sublimes et majestueuses, portent pour tout vêtement un collier de bois précieux, tandis qu’une mince ceinture de fibres savamment tressées souligne joliment leurs reins.

C’est peu, très peu, estime l’intendance. Pour recevoir le boss, il conviendrait quelque chose de plus…euh…de moins…enfin, quelque chose de « correct » qui occulterait ce que la sainte civilisation abhorre officiellement de mater. Cachez ce sein etc.…

Les belles africaines, elles, éclatent de rire. Quelle bande de sauvages, ces blancs ! Vraiment, ils sont dérangés de la calebasse !

Est-ce qu’on drape un gazelle ? Est-ce qu’on  enrubanne une panthère ? Aie, aie, aie... Que peuvent ils bien avoir de si sale dans leur tête trop pâle pour poser ce regard  tronqué sur sa majesté la Nature ?

Mais bon, elles sont compréhensives et de bonne composition. La tolérance envers les moins évolués s’impose. Et ces américains promettent des jupes colorées, des blouses seyantes et des escarpins qu’elles pourront garder pour se déguiser encore quand elles seront d’humeur ludique. Pourquoi ne pas leur faire plaisir ? Après un conciliabule joyeux, elles acceptent…mais avec un drôle de petit sourire et des pépites de pure malice dans les yeux.

Le chef du village rassure donc officiellement l’intendance anxieuse.

C’est juré ! Les belles seront de parole et « décentes » le grand jour.

Voilà donc qu’arrive le grand jour. Et son cortège triomphal, intendance en avant-garde.

Qui frôle la crise d’apoplexie. En haie d’honneur, les femmes sont bien là. Mais des habits livrés plus tôt, elles ne portent QUE les amples  jupes multicolores. Les chaussures leur torturaient les pieds, explique le chef, c’était intenable. Et par cette chaleur, le supplice des blouses cintrées menaçait de tourner à la révolte.

Toutefois, que l’intendance se rassure. Elles se couvriront au passage du général, une parole est une parole. D’ailleurs…on a plus le choix, la jeep du boss arrive.

Les belles africaines ont en effet tenu parole. Jamais militaire n’avait été honoré aussi suavement. Toujours aussi nues sous l’ample jupe qui entourait leur taille, elles furent fidèles à leur promesse.

Et toutes, l’une après l’autre, offrant leur plus fier sourire au général, soulevèrent  leurs larges jupes en un geste gracieux, pour s’en  couvrir pudiquement la tête. Et pouffer de rire à leur aise…..

09:21 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/09/2006

 LE VIEUX MONSIEUR QUI SOURIAIT

Mon fils a appris à l’école une récitation de Maurice Carême.

Ca a été vite fait, le texte lui plaisait.

Quand il eut fini, je lui proposais une petite histoire.

Comme il l’a bien aimée, j’ai envie de la transcrire ici.

 

Il était une fois une fillette d’une douzaine d’années, un peu timide et maladroite. A vrai dire, depuis longtemps, elle se sentait en décalage total avec sa famille.

Ca ne facilite pas à aborder l’adolescence, ni à s’accorder confiance en soi.

Un jour, elle alla dans le grand magasin proche, à l’époque, l’illustre « Innovation ». Elle savait qu’elle trouverait là un rayon littéraire et un vaste choix de livres. Elle avait reçu son argent de poche peu avant. C’était pas énorme, mais ça devrait suffire à son bonheur.

Juste après le sas d’entrée, elle remarqua un attroupement. Un petit groupe se pressait devant une vaste table couverte bouquins.

Assis de l’autre coté, un vieux monsieur échangeait aimablement quelques mots avec chaque interlocuteur avant de dédicacer son ouvrage.

Sur un étal proche d’elle, la fillette prit un des livres. Sur la belle jaquette, on voyait la photo de l’homme qui était à quelques mètres d’elle. Elle feuilleta quelques pages, et bientôt, se mit à réellement lire le contenu.

C’était de poèmes ou des petites histoires courtes. Il y était beaucoup question d’animaux, de nature, de campagne. Et elle se plongea dedans. Puis dans un autre, et encore un autre. Survolant de ci de là l’univers de ce vieux monsieur qu’elle ne connaissait pas.

Malheureusement, les prix de beaux bouquins, soigneusement reliés, excédaient largement ses économies. Elle s’éloignait avec regret quand, un peu en retrait, elle trouva une drôle de petite édition, sur papier poreux, avec une couverture un peu minable. Ce bouquin là, il était tout juste dans ses prix. Alors, elle l’emmena précieusement à la caisse.

Une fois qu’elle l’eut payé, la vendeuse l’invita à aller le faire dédicacer par l’auteur.

La fillette déclina la proposition, elle était bien trop timide pour oser cela. Et en plus…elle était gênée de n’avoir pu s’offrir que l’édition la moins chère.

Elle allait sortir du magasin quand une grosse voix l’arrêta net.

«  Excusez moi, jeune fille… mais où allez vous comme ça ? ». 

Tétanisée, elle se retourna. Derrière sa grande table, le vieux monsieur la regardait. Pas de doute, c’était bien à elle qu’il s’adressait. « Approchez s’il vous plait ». Elle obéit, tout en se demandant ce qu’il pouvait bien lui vouloir. Elle n’avait rien à se reprocher, son livre, elle l’avait payé ! Allait il, lui aussi, comme sa famille, lui reprocher de gaspiller son argent pour « des bêtises » ?

Alors qu’elle était à deux pas de lui, rouge de confusion, il lui sourit d’un air espiègle. Un grand, énorme, superbe sourire.

« Et vous alliez partir sans me permettre de vous dire bonjour ? » lança t il joyeusement.

Là, il lui parla. Et l’écouta, longuement. Ce livre, c’était pour qui ?

Aahhh…c’était pour elle ? Bien, bien…. Et elle l’avait acheté avec son argent de poche ? Ah bon ! Et simplement parce qu’elle adore lire, voyez vous ça !

Le vieux monsieur ne se départissait pas de son sourire, il semblait vraiment heureux. Il prit le livre de la fillette et réfléchit quelques instants.

Puis, de son bic 4 couleurs, il se mit à calligraphier soigneusement sur la page de garde avant de lui remettre.

Avant qu’elle le quitte, il l’embrassa et lui prenant le menton dans sa main, il lui dit «  Ecoute moi petite fille. Quoi que les gens te disent ou pensent reste fidèle à ce que tu aimes. Grandis, petite fille, mais reste toi-même. Tu me le promets ? »

La petite fille le lui promis. Elle aujourd’hui, elle est fière d’avoir tenu sa promesse envers le vieux monsieur qui souriait.

 

Mon fils me regarda.

« M’man…qu’est ce qu’il avait écrit, le vieux monsieur ? Et comment tu sais que la petite fille a tenu sa promesse ? »

Là, c’est moi qui lui ai sourit. Et je lui ai simplement montré ceci….

 

                      

 

 

 

 

15:26 Écrit par Le Ph dans Amour/sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/09/2006

MERCI !!!!!

Dernière minute    stop

Etais hier à la Une des blogs    stop

Ben ça alors!     stop

MERCI !! ....euh, non, pas stop!

17:07 Écrit par Le Ph | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CREATION PERSO

Mon Elfe des Bois.

 

                  

 

      Sanguines et fusains.

16:57 Écrit par Le Ph | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CREATION PERSO

Aquarelles et crayons de couleurs                        

16:51 Écrit par Le Ph dans Arts | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

 LE RETOUR DE E.T

 On connait tous les joies de la rentrée. Parmis celles ci, l'incontournable réunion de parents.

Celle-ci fut fixée à avant hier, 20heures.....youpie!

                                         

 

                                           Je m'y traîne comme une limace arthritique, ma motivation est à moins 150° C.

Non que je me désintéresse des études de Tiloup chéri. Mais septembre après septembre, j'ai le sentiment d'assister en boucle au même nanar affligeant. En plus, je ne "suis pas d'ici", moi. Je suis un produit d'importation dans un bled très esprit de clocher. Il manque l'estampille "made in local" sur mon pedigree. Ce qui veut dire une tare incurable et tout juste tolérée par mes hôtes.

Merde! La place que je convoitais est prise. Fatalement, c'est la meilleure! Celle qui se trouve un peu à l'arrière, du côté de la porte est toujours convoitée: elle offre la possibilité de se carapater en douce dès que chaque parent y va de son " ben moi, ma petite Cunégonde vous aime beaucoup, savez vous madame...".

A voir la tête du gaillard qui y est installé, il ne me la cèdera pas, pas la peine que je lui fasse le coup des yeux de biche. Je le soupçonne de squatter là depuis deux heures, avec tartines et thermos, pour s'assurer la suprématie des lieux. Il défendra chèrement le campement et je me contente donc du banc juste devant lui.

35 minutes plus tard, mon agacement a monté de quatre point: on attend les retardataires professionnels. Je trucide du regard le dernier traînard, et enfin, on droit au laïus d'usage. Le gars qui a déposé les droits d'auteur pour le message de bienvenue aux parents doit se la couler douce aux Bermudes depuis belle lurette et pour ad vitam aeternam, c'est sur.

Là, très vite, l'angoisse devient palpable. D'abord les profs,énervées comme des puces, qui justifient en long, en large et en travers pourquoi elles sont deux. Des fois qu'on aurait cru qu'elles étaient siamoises? Une question d'horaire, bien sur. Me voilà minutieusement informée sur les vissicitudes des directives ministérielles. Chic, j'en rêvais justement, ça manquait à mon bonheur.

Ensuite, quelques missiles sur " évidement, ce sont les mêmes parents qui sont présents aux réunions...les parents vraiment impliqués!". Et bardaf pour ceux qui ont été dans la réelle incapacité de se libérer. "Houuu les monstres visqueux, les ascendants indignes...nous au moins, on est des bons de chez bon" sous entend la vox populi auto satisfaite.

Génial, j'adore l'ambiance! On fait la danse des canards, après?

Puis au fil du pow wow.... un doute s'insinue en moi. Suis je bien à la réunion de parents de la 4 ème primaire B?

Le discours sur les écueils, traquenards et dérives qui guettent nos Chéris me laisse entendre que Fiston Joli est sur le point de se spécialiser en physique quantique. Je me rappele que l'année dernière, j'ai pensé pareil. Je me détends.

L'auditoire réagit silencieusement et comme espéré à la révélation: regards entendus et soupirs sacrificiels s'échangent.  Héroïques parents, les voilà avertis de ce qui les attend et hochent consciencieusement la tête. Ouais, ça va être dur, mais ils ne fléchiront pas, on peut compter sur eux dans l'adversité. Les machoires se serrent, le poing se ferment inconsciement... va t on entamer l'Internationnale? Dans un école catho, j'en doute. Peut être "Plus près de toi, mon Dieu", alors.

Le stress est devenu palpable, il a grignoté tous les membres de l'assistance....sauf moi. 

Qui me demande à quoi ils jouent tous, à se faire des frayeurs en majorant largement les difficultés réelles. Histoire de se prouver qu'ils sont bons profs et bons parents?

C'était couru d'avance, à un moment, je suis remarquée. Ma décontraction va t elle être interprétée par du "je m'en foutisme", de l'inconscience criminelle? Une vingtaine de paires d'yeux se posent inquisitivement sur moi, et dans ma tête, j'entends la chanson de Pierre Vassiliu " qu'est ce qu'y fait, qu'est ce qu'il a, qui c'est ce gars là...".

Je me force à respirer calmement. Zen, zen! "...complètement toqué, ce mec là, il a une drôle de tête, ce type là,ça s'passera pas comme ça".

Ho, zen, j'ai dit ZEN!

Fiston Chéri, il a brillament réussi sa troisième, il s'est même offert le luxe de cartonner aux exams de fin d'année. Juste pour le fun, parce que ça l'amusait de voir de quoi il était capable. Il adore se dépatouiller seul et est très fier d'y réussir. Quand il me demande de l'aide, c'est après avoir cherché lui même. Et il lui suffit d'un petit coup de pouce pour que tout devienne limpide en moins de temps que je ne mets pour l'écrire. Alors leur scérario Titanic, qu'ils se le gardent pour avoir de quoi occuper leurs longues soirées d'hiver! Moi, je maintiens le cap sur "confiance" et les machines sur "en avant toute!".

Oui, je sais..." ça emmerde les gens quand on vit pas comme eux". J'assume ma qualité d'extraterrestre. NA!

Et j'ai adressé mon plus joli sourire à la ronde. Ils ont eu l'air un peu embarrassés et ont fini par me le rendre.

A la fin du bidule, sa prof principale est venue vers moi. "Oh, il est tellement chouette votre fils, je l'aime beaucoup!".

"Je sais,moi aussi je l'aime beaucoup" ai je répondu, l'air entendu. 

Je pense qu'on s'est comprises 5 sur 5.

Tiloup est rentré de l'école hilare. Sa prof lui a confirmé personnellement qu'elle ravie de son travail et de son comportement. Totalement rassurée quant à sa réussite, qu'il continue sereinement comme il le fait, c'est parfait.

Et elle l'a instament prié de me remettre son "bonjour".

Finalement.... j'suis pas si mal en E.T de service!

 

 

 

 

 

 

   

11:23 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/09/2006

BAMBOU

Il m’appelle Bambou, parce que mes origines, l’amande de mes yeux d’eau et la soie dorée qui me pare. Du jour où il m’a ramenée ici, lovée dans la tiédeur de son blouson, nous ne nous sommes plus quittés.

De soirées câlines en aubes gueule de bois, j’ai toujours été là. Je pardonne ses absences, il respecte mon indépendance. Et nous étions heureux.

Elle a déboulé un soir de printemps. Une collègue de bureau, disait il, un travail urgent.

Cette bimbo insolente et outrageusement décolletée s’est inclinée pour me saluer sirupeuse ment de quelques basses flatteries sur ma beauté. Une inclination de la tête suffisait et je décidais de l’ignorer définitivement. D’ailleurs, elle virevoltait déjà en poussant des petits cris d’extase : une  vraie souris hystérique dans la caverne d’Ali Baba.  Aucune classe, vraiment !

Elle est revenue. Dix, douze…oh, trop de fois !

Insidieusement, elle s’incrustait, l’air de rien, marquait son empreinte. J’ai surpris ses œillades provocantes et leurs sourires complices. Et lui…lui, il riait niaisement, émettant d’absurdes gloussements de dindon énamouré quand elle le frôlait en tortillant des hanches. C’était d’un vulgaire !  Je suis restée digne ainsi qu’il me sied.

Mais hier soir, ils se sont dirigés vers la chambre. Sa chambre !  Rompant ma réserve asiate, je me suis interposée. C’était plus que je ne pouvais en supporter.

Il a levé un sourcil ironique et l’a prise à témoin de mon audace, en se moquant de moi. « Hé la belle…va voir ailleurs si j’y suis ! ». La porte s’est refermée sans ménagement sur mon nez délicat. Elle, elle jubilait, la garce.

Il me fallait agir. Vite.

L’occasion inespérée s’est présentée dès le lendemain. Il a dévalé en sifflotant les six étages. Elle, encadrée par la  fenêtre béante, gesticulait en grandes brassées joyeuses. «  A tantôt mon amour ». Mon amour ?  Inconsciente créature, pauvre folle !

Pour le suivre des yeux, elle se penchait, encore et encore. Dangereusement. Elle m’avait totalement oubliée et ne m’a pas vue venir. Quittant l’ombre du grand ficus à pas de velours, j’étais juste derrière elle. Soudain, j’ai craché toute ma douleur et ma rage en un seul feulement rauque, inhumain.

Son sursaut lui fut fatal. En équilibre précaire maintenant, ses doigts convulsés glissaient implacablement sur le marbre bien poli de la tablette de fenêtre. Avant de basculer, elle me lança un regard horrifié. Stupéfaite, elle ne cria même pas. Et sa vie se termina par un bruit sec sur le macadam du parking. Quelle tristesse. Si jeune !

Bien sur, il est sous le choc. Mais il s’en remettra. J’y veillerais. N’ai-je pas toujours été là ?

La police a conclu à un tragique accident, comme il en arrive parfois. Aucune trace de lutte, pas de mobile et pas de témoin. A part moi.

 

Mais moi, je ne suis que Bambou, aux yeux d’eau et à la soyeuse robe pâle. Juste Bambou , une ravissante chatte siamoise de dix huit mois….

 

 

 

12:33 Écrit par Le Ph dans Amour/sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/09/2006

A MA FILLE

  Je la regarde, la découvre et me redécouvre aussi.

Si différentes et si semblables quelque part.

Elle a cinq ans, bientôt six. Elle me pique mes escarpins à talons, mes sacs, pose quelques gouttes de mon parfum sur ses poignets graciles.

"T'es d'accord, hein?" me lance-t-elle, des bulles de champagne dans les yeux, un sourire à faire craquer Lucifer himself et un esquisse d'auréole autours de ses boucles.

Oui, ma petite elfe, je suis d'accord, bien sur!

D'accord que tu lorgnes avec convoitise mes sous tifs en dentelle, humes avec délice mon Paloma Picasso tandis que je te maquilles en Princesse du monde à venir. Du monde Avenir.

D'accord que tu grandisses et prennes doucement le chemin de la Femme.

L'autre soir, elle s'est lovée contre moi. Troublant comme un peu de fatigue lui rend sa frimousse de si petite encore.

Je la berçais et me berçais dans un balancement instinctif. Elle s'alourdissait encore, abandonnée et sereine.

Comme un petit animal fragile, elle avait poussé son nez dans la chaleur de mon cou. Je savourais la valeur chaque minute, l'alchimie des anciennes déesses, le sortilège du temps suspendu.

Alors, sa voix toute engourdie de sommeil est montée dans un gros soupir d'aise.

"C'est si bon d'être dans ton bonheur!" murmura-t-elle.

Elle dit tant de poésie fulgurante de beauté en mots si simples et bouleversants.

C'est donc cela pour toi, être Femme, ma fille?

Un petit monde en soi, agréable à voir et à toucher, rempli de senteurs délicates, de joies profondes et où il fait bon vivre et se confier?

C'est pour ça que tu es tellement heureuse de grandir?

Pour devenir ce monde qui n'appartiendra qu'à toi, aussi précieusement unique que toi et où douceur et harmonie seront la Loi?

Va mon elfe, j'ai confiance. A voir les raclées que tu fiches aux enquiquineuses geingnardes et aux machos en herbe... c'est gagné! Tu vas te le créer ton monde, j'en suis sûre, et tu sauras pour le protéger, te battre s'il le faut.

Somptueux cadeau cadeau que tu me fais là, ma fille.

Quel plus bel hommage pouvais je souhaiter que celui de la petite elfe, précieuse entre toutes, celle a qui j'ai transmis la vie.

 

Tu me dis que j'ai bien fait. Et que tu es fière et heureuse d'être Femme en devenir.

Merci.

 

  

15:25 Écrit par Le Ph dans Amour/sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/09/2006

ATTENTION....Y'A GRENOUILLE ET GRENOUILLE...PRUDENCE!

Madame Aline Amball, docteur ès PC  (ndlr: appellation    officielle de la Faculté pour "Prince Charmant), experte de renomée mondiale, nous confirme par le mini-chat qu'un nombre non négligeable de grenouilles se transforment d'une manière impromptue.

J'insiste donc: la plus grande prudence s'impose. Avant de cajôler une grenouille, réfléchissez à deux fois.

Un pauvre curé a d'ailleurs payé chèrement sa méconnaissance en la matière. Voyez plutôt.

Un brave curé de campagne rejoignait à sa cure, en longeant comme d'habitude, le chemin du ruisseau, lorsqu'il entendit un coassement déchirant. Bien sur, il s'arrêta et voulu porter assistance à la créature en détresse. Il découvrit alors une charmante petite grenouille, tremblante de froid, qui le regardait de ses doux yeux larmoyants. N'écoutant que son bon coeur, le saint homme prit doucement la grenouille dans ses mains et la ramena au chaud de la cure. Là, après l'avoir nourrie et rassurée, il fut une nouvelle fois ému par le regard implorant de la petite grenouille et décida de l'installer bien douilletement, dans le creux de son propre lit, afin qu'elle y passe la nuit en toute sécurité. Comme à son habitude, notre curé dit sa petite prière nocturne et s'installa précautioneusement à coté de la grenouille déjà assoupie. Bouleversé de tant de candeur et dans un geste de pure tendresse, il posa spontanément un léger baiser sur le front de l'animal. Nous en aurions tous fait autant, n'est ce pas?

Et là.... miracle! La petite grenouille s'est transformée sur le champs en un superbe jeune homme, qui, tout surpris de se retrouver là, s'est mis à hurler en ameutant toute la paroisse. 

.... Et voilà, monsieur le Juge,mesdames et messieurs les Jurés, comment ce brave curé ,dont je défends ici la bonne foi, s'est retrouvé impliqué dans cette lamentable affaire de moeurs....

23:48 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PROPOS INCENDIAIRES

Lu sur le télétexte de la VRT. Un gaillard quelque peu ombrageux a mis le feu à la maison du petit ami de sa soeur. Motif : le type ne lui revenait pas!
C'est déjà "pas mal" comme mentalité. 
 En fait, la victime, brûlée mais heureusement hors de danger, n'est pas le petit ami de sa soeur. Mais le voisin dudit petit ami. Parce que l'autre, non content d'être frappadingue, est aussi très distrait. Il s'est trompé de numéro de maison. 
Le summum: il a tenté de retourner la situation en sa faveur afin que les chefs d'inculpations (incendie volontaire et tentative d'homicide) soient modifiés en fonction de son "erreur". Comme il n'avait strictement rien contre le voisin en question et que son intention n'a jamais été de le zigouiller LUI.... il plaide pour "l'accident" ayant entraîné des "coups et blessures involontaires". Ben quoi, tout le monde peut se tromper, non?
Reste à souhaiter que le juge accordera toute l'attention voulue à ses propos et lui offrira le costume taillé sur mesure pour lui :
                  
          La camisole de force                                     
                                                                 
 

22:58 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2006

GMURFF LE GENIE MECONNU

Ecroulé contre la paroi de sa grotte tout confort, Gmurff baille d'ennui. Depuis des lunes, le ciel est bleu, le gibier abonde et le calme berce la vallée.

De deux doigts, il chope distraitement un pou qui lézardait dans la toison de son torse. Pff...c'est même pas du sport!

Ses parasites sont tellement goinfrés qu'ils peinent à cavaler. Lui même, le fier Gmurff, est devenu pensu comme une mama mammouth enceinte jusqu'aux défenses. Pas plus tard que tantôt, il a grignoté sans faim un bout du cuissot de Boushh, son ennemi héréditaire.

Il l'a enfin eu, ce fils de babouin. Un grand coup de masse sur sa tronche de rotweiller néandertalien et hasta la vista, baby!          

Maintenant, on le bouffe pour acquérir ses vertus. Oh, faites pas la grimace, c'est la tradition!
Vrai qu'il était con, le Boushh. Pas du genre à inventer le tendon à couper la graisse d'auroch, mais il était téméraire comme un lion lobotomisé.
Décapité de son chef accommodé façon méchoui, la tribu adverse a fui sans demander ses restes.
La paix règne et on s'emmerde comme pas permis.
Les femmes dominantes du clan sont grosses de leurs ébats printaniers. Elles découragent les envies câlines de Gmurff et ses potes à grands coups de fémur d'our dans les gencives. Priap, l'obsédé de la bande en est mort.
A force d'insister, l'avait plus un chicot de vaillant. Il a tâté des champignons, mais l'hallucinogène du lot l'a rendu fou d'amour pour une jeune rhino laineuse. Tout se passait bien, ils se faisaient des mamours à la pérère missionnaire quand cet abruti a voulu pimenter l'extase en invitant la rhino "en cavalière".
Priapp, qui n'avalait que des baies molles depuis des jours, devait peser dans les 40 kilos, tout mouillé. Et la rhino, deux tonnes... c'est allé très vite, il a pas souffert. Pas terrible, ce plan!
Et c'est pas tout ça mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir fiche maintenant?
Inutile de séduire les donzelles pubères sans le consentement express des matrones du clan. Ca ficherait un de ces boxons dans la hiérarchie tribales si elles le savaient!
...et si elles le savaient pas???
Gmurff le désoeuvré a alors une idée qui bouleversera toute l'humanité. Il crée un site. Ho...préhistorique, of course, on est au néolithique les p'tits gars!
Suffit de trouver une caverne discrète et d'y laisser des invitations aux petiotes. Du genre " T'échange deux peaux de rennes tannées contre ta peau de reine damnée" ou " Me fais adepte de Dhur Ekks si tu me tailles un silex".
Un petit dessin valant mieux qu'un grand discours, ainsi fut fait. Roulez jeunesse!
Le succès fut foudroyant. Après Lascaux, Gmurff ouvrit des succursales à Chauvet, Altamira et d'autres encore.
Aujourd'hui, de savants érudits y voient là des lieux de Culte.
Sur son nuage, Gmurff se fend la poire. A deux lettres excédentaires près, z'ont tout bon, les savants!
                                                  
                                    

                                        

                                      
                               
          

 

 

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FAIRE UN PEU CONNAISSANCE?

J'aime écrire, qui l'eut cru?

J'aime créer, pour parler plus généralement. Matérialiser mes idées, leur donner vie, les rendre visibles et palpables.

Alors, je dessine, je peins et je sculpte.

Voici quelques uns de mes "enfants" donc....

 

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06:46 Écrit par Le Ph dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ADOPTEZ UN MALE ABANDONNE !

Sur les sites de rencontre, dès le  début de l’été, la recrudescence notable de messages nous invitant, nous les femmes, à dîner, à souper, à des week end romantiques même, m’interpelle.

Je veux vous sensibiliser à un fait de société dramatique et en pleine expansion : l’augmentation alarmante de mâles abandonnés au moment des vacances

 

 L’heure n’est plus aux considérations judéo chrétiennes. Le problème est grave.

Contraintes professionnelles, congé scolaire, courants marins ascendants et basses pressions sibérienne se conjuguent pour générer ce fléau méconnu. Madame  Légitmie et les héritiers étant lâchement  partis sous d’autres cieux, ce pauvre mâle se retrouve livré  à lui-même

Au début, bien sur, il jubile. Vive la liberté reconquise !

Moins de cinq  jours plus tard, les affres du syndrome TSDMS (Tout Seul Dans Mon Slip) le taraudent inconsciemment. Il prend alors nébuleusement conscience qu’en dépit de régulières poussées de fièvre indépendiste basque, il est un mammifère sociable et doué d’une certaine sensibilité. Et que, tout bien pesé, la femme demeure certes pour lui un animal irritant de mystère mais quand même bien attrayant.

Ne nous leurrons pas. Nous savons que cet état de grâce est strictement momentané et inhérent à des circonstances extrêmes.

Raison de plus pour profiter du phénomène rare et de ces quelques jours miraculeux.

C’est pourquoi je vous suggère d’adopter un mâle momentanément abandonné. Le voilà qui acourt auprès de vous d'ailleurs!

En le sortant de son isolement tristounet, il ne manquera pas de vous témoigner sa gratitude.

Vous verrez d’ailleurs très vite les bienfaits de votre présence. En quelques heures seulement, le mâle ainsi sauvé a l’œil plus vif, la démarche plus sure. Sa langue rose qui humecte souvent  ses babines atteste d’un appétit retrouvé.

En moins de deux jours, son poil retrouve sa brillance tandis que sa vivacité d’esprit et son humeur jouette se manifestent clairement.

Vous avez alors à vos cotés un compagnon absolument adorable et enjoué.

Généralement, il a été bien éduqué et vous n’aurez aucun inconvénient. Il est rarissime qu’en mâle ainsi recueilli dégrade votre intérieur.Au contraire. On remarque plutôt une propension inhabituelle chez lui à traquer la chaussette en goguette et le tube dentifrice en tire bouchon.

Son entretien quotidien est sans souci. Sa famille a largement pourvu ses besoins de vêtements propres et sa pitance est largement prévue dans le congélateur domestique. De plus, fin limier, il renifle le cornet de frites, le sandwich Martino ou la pita à 1 kilomètre et les dévore aussi sec.

Souvent, il vous fera découvrir quelque restau bien sympas où, bien sur, il n’est pas connu.

Très affectueux, il vous prouvera son attachement et la superbe de sa libido au zénith. Votre rythme de sommeil en pâtira un peu, mais vous pourrez récupérer bientôt, rassurez vous.

En résumé, adoptez un mâle momentanément abandonné présente bien des avantages.

Un simple « clic » ci-dessus vous permettra sûrement de trouver votre bonheur. Au moment de choisir, pensez avant tout à son bien être. N’optez pas pour un bûcheron canadien si vous ne disposez que d’un minuscule studio au centre ville !

Seul bémol destiné aux âmes trop sensibles. Défiez vous d’un attachement excessif sous peine d’en souffrir. Gardez vivace à l’esprit que ce mâle délicieux n’est pas du tout dans son état normal. Et que sa famille légitime compte bien le récupérer dès son retour comme il se doit.

Pour vous consoler et si la jalousie vous taraude, je vous invite à méditer la réflexion suivante.

Elle me vient d’une solide paysanne, dont le parlé cru est pourtant plein de bon sens : « Mais fifille….tu vas quand même pas te taper tout le cochon  juste pour un bout de saucisse ? » 

 

 

 

05:49 Écrit par Le Ph | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

 LA CHASSE A LA BOULETTE

Après ça, il lui fallait bien un bon bain, au Toudoux....que je vous explique pourquoi....

  Au départ, forcément, on s'est pas méfiés, mes p'tits loups et moi.
Il avait juste l'air d'une innocente boule de poils, un peu timorée.
C'est de là que lui est venu le délicieux pseudo de Toudoux.
Donc, Toudoux, le chat, a grandi et bien grandi.
Merci Whiskas et les petits plats "spécial châton"...pas de doute, ça marche.
Maintenant, Toudoux se prend pour le kid de Cincinatti. Il roule des mécaniques et les mouches n'ont qu'à bien se tenir. Il dégaine ses griffes alertes plus vite que son ombre.
C'est qu'il a ses goûts, le pacha. Outre les mouches en apéro, craquantes à souhait sous la canine, il aime aussi les croissants.
J'ai renoncé à défendre chèrement le mien, le dimanche matin. Ses ruses d'Iroquois perfide me laissant de marbre( j'ai été chat dans une autre vie), il ameutait le quartier comme si je lui infligeais les plus vicieuses torture, rien que pour me faire céder. Il a pas eu tort... j'ai craqué.
Il a droit aussi à son croissant dominical.
N'empèche.... je m'étais dit, l'autre jour, que je lui mitonnerais bien quelque chose, à la terreur des mouches. 
Il me restait justement une jolie quantité de viande hachée..... C'est sensé aimer le boeuf, un chat, non?
Me voilà donc en train de préparer à mon fauve des petites bouchées soigneusement grillées.
Une fois la préparation refroidie, je présente à sa Seigneurie une soucoupe débordante de jolies boulettes croustillantes à souhait.
De toute évidence, ça l'intéresse.
Vu qu'il est un peu snob et n'aime pas trop se salir les moustaches, il chope une boulette d'un coup de patoune en la plantant sec sur une griffe.
Manque de bol, la prise n'était pas suffisement assurée et voilà la boulette qui part vivre sa vie toute seule.
Aahhhhhhh! Mais voilà un jeu qu'il est amusant, se dit Toudoux le magnifique......et bien sur, il se met à poursuivre l'évadée.
Pourquoi est ce que j'avais précisément choisi ce jour maudit pour cirer mes sols? La loi de Murphy, sûrement!
En tout cas, Toudoux Pacha a beaucoup aimé, oui, oui.
Qu'est ce que c'est drôle, un troupeau de boulettes bien grasses qui cavalent sur un plancher ciré!
Y savait plus où donner de la tête, le Toudoux, c'était Byzance.
Et un coup de patte à gauche, et un à droite, et un saut périlleux pour récupérer celles qui s'entrechoquent!
Mais bien sur qu'il les a toutes testées pour évaluer leur potentiel de glisse en individuel et en équipe.
TOUTES je vous dis! Ca filait de tout les cotés, c'était "Cat Wars" en version déjantée.
Et ça n'est même pas venu à l'idée de monsieur Toudoux d'en croquer une en passant. Mais c'est sur, il m'était très reconnaissant de lui avoir offert un jeu aussi marrant....
Trois jours qu'il m'a fallu pour les retrouver, les boulettes. En faisant du ramping dans tous les coins. Bonjour le nettoyage!
Je vous jure qu'allongé dans les coussins, les yeux mi-clos, Toudoux me lorgnait d'un air narquois. Si, si!
                                     

05:25 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 MERE JOSAPHA DE LA REDEMPTION REPOND A MADAME AMBALL

 

Mère Josapha de la Rédemption       

     

En réponse à madame Amball, http://alineamball.skynetblogs.be/

Chère madame Amball,

 


Je vous sais gré d'avoir pris en considération mes remarques et vous présente mes plus humbles excuses pour le retard avec lequel je poste la présente. Las, votre initiative s'est révélée tout aussi désastreuse que la précédente.
C'est que notre communauté a de nouveau été ébranlée par un émoi considérable, directement lie à vos révélations sans malice (j’en suis presque convaincue).
Vous ne pouviez pas savoir, et pour cause, je l'ignorais moi même... mais depuis 50 ans et jusque pas plus tard qu'hier, je me croyais secondée par UNE secrétaire!
Certes, je doutais quelque peu de la profondeur de la vocation de soeur Marie-Zezette. Je mettais son sacerdoce sur le compte d'un physique ingrat, et sa moustache sur celui d'ascendants portugais. J'étais a mille lieues de suspecter la vérité: soeur Marie-Zezette a un goût déplorable en matière de cravate!
Imaginez donc ma stupeur en découvrant, cette succession d'intrigues au coeur même de mon couvent. J'aurais pu passer sur l'usurpation d'identité sexuelle de soeur Marie-Zezette allias Adolf, en mémoire de son défunt papa. Sa pieuse mère l'a habille en fille jusqu'a l'age de 25 ans afin de cacher son existence et le protéger de la vindicte publique, son père naturel et illégitime étant, si j'ai bien saisi les propos confus de notre pauvre soeur...enfin, frère...bref, cette denrée serait l'enfant cache d'un membre du III ème Reich. Triste histoire, comme vous voyez, qui explique toute la suite du parcours de notre soeur...heu, frère, vous me comprenez n'est ce pas?
Mais que soeur Marie-Zezette s'affiche a présent sur le Net, et avec une cravate horrifique... il m'est difficile de l'accepter et plus encore, de l'expliquer a notre saint homme d'évêque. Notre prélat a pourtant les idées très larges et est favorable a la libre expression de toutes les créatures divines, c'est bien pour cela que j'espérais que vous trouveriez quelque image du jeune abbé Valentin, dont je vous ai parle dans mon précèdent courrier. Je sais que notre bon évêque n'y aurait vu aucun inconvénient, il apprécie beaucoup son secrétaire dont il aime par dessus tout la joie de vivre. Comme il le répète avec insistance, l'abbé Valentin illumine ses vieux jours car ce jeune homme est gai, tellement gai!
Il va de soi que je ne vous tiens nullement pour responsable de la situation actuelle, mais vous conviendrez que vous avez un chic fou pour fiche un bordel de Dieu! Pardon, je veux dire, bien sur, pour secouer les idées reçues. Enfin, je suppose qu'il s'agit la d'une volonté divine que je dois assumer, les voies de Dieu n'étant pas aussi impénétrables qu'on le prétend, comme l'affirme notre bon évêque.
Il ne nous reste plus qu’à prier. C'est pas gagne...
Votre toute dévouée Mère Josépha de la Rédemption

 

04:16 Écrit par Le Ph dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |